Note rétrospective

Le sujet abordé par ce film est universel. Le harcèlement sexuel n’est pas une spécificité marocaine. Cependant, la question prend toute une autre tournure dès qu’on jette un coup d’œil sur l’environnement législatif, relativement à cette question. Du coup, le problème revêt une toute autre dimension teinte de gravité. En effet, ceux qui pratiquent le harcèlement, sachant que la loi ne peut les punir, non seulement continuent à le faire, mais l’aggravent en passant à des actes supérieurs en agressivité et en conséquences sur leurs victimes. D’où les deux aspects exposés ici, c’est- à – dire, l’acte de harcèlement lui- même et les différentes démarches infructueuses de la personne harcelée.

 

Le déroulement du film est soumis à des « timings » précis qui ont tous du sens, car le harcèlement est surtout une question de temps. Un temps extrêmement pénible pour les victimes qui vivent, chaque fois qu’ils mettent le pied dans l’entreprise, un véritable calvaire. Cela explique des actes inconcevables, car non déclarés, d’abandon de l’emploi, de profondes dépressions.

 

La législation ne suivant pas, c’est un véritable appel à réparation dans ce domaine. Aucune hésitation n’est permise, quand une partie de la société est agressée par une autre. Cette partie agressée est forcément faible ; il faut la protéger par un ensemble de lois qui ne laissent aucune disculpation aux agresseurs.

 

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